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Germaine et le Nord Pinus.

« Un hôtel qui a une âme » (Jean Cocteau).

Parisienne d’origine, Germaine dirige cet hôtel Arlésien qui a accueilli depuis un demi-siècle les plus grands toreros et des artistes célèbres. Chaque chambre garde l’empreinte de ces personnages : la chambre de Dominguin, celle de Mistral, de Cocteau, de Trenet ou encore celle de Fernandel. En 1973 Helmut Newton y photographie Charlotte Rampling dans le petit salon.
Au début des années 1980 l’hôtel est fermé mais Germaine, octogénaire, ne peut se résoudre à le quitter. Le charme qui attirait il y a bien longtemps Cocteau et Picasso lorsqu’il venaient à une corrida est toujours présent pour Christian Ramade et c’est une invitation à une ballade dans une autre époque à laquelle nous convie le photographe avec ses images sur Germaine et le Nord Pinus.

Marilyne champalle. (commissaire des expositions galerie Aréna)

 

L’appareil du photographe fixe ces instants suspendus, ce décor où aucune pièce ne se jouera plus. Sur la façade de l’hôtel, l’arche du forum voisine avec l’éclat violent du néon. Les civilisations et les êtres sont mortels, mais d’invisibles chaînes les relient. Penchés sur Germaine et le Nord Pinus, à travers les photographies de Christian Ramade, nous reconstituons une histoire singulière et universelle.

Joëlle Gardes. (Enseignante à la faculté de lettre d’Aix en Pce)

 

Ces photographies furent réalisées à l’automne 1986 et exposées à la Galerie de l’Ecole Nationale de la Photographie d’Arles en janvier 1987 . Germaine est décédée dans l’hôtel en mars 1987.